Lettre ouverte du Pacte aux associations et partenaires

dimanche 27 septembre 2020

Les mesures mises en place lors de l’état d’urgence sanitaire ont stoppé net l’activisme effondriste de nos sociétés thermoindustrielles. Il en a résulté une réduction de la pollution qui a activement participé à la réduction de la morbidité de l’épidémie (cet effet a été documenté en Chine dès la première épidémie à Coronavirus, en 2002, et cela s’est vérifié au cours de la présente épidémie en Europe), comme bien d’autres formes de morbidité (telles que les atteintes cardiovasculaires).

Cette amélioration n’aurait donc pas dû être seulement une conséquence des mesures de contention de l’épidémie, elle aurait dû être activement prescrite par les pouvoirs publics, au même titre que d’autres mesures liées à l’état d’exception sanitaire. Elle aurait été salutaire à court terme (lutte contre la morbidité épidémique), mais aussi à moyen terme (lutte contre les maladies liées à la pollution de l’air) et à long terme (diminution des émissions de gaz à effet de serre). Pourtant, les pouvoirs publics n’en ont pas saisi l’opportunité, et le débat n’a pas même été posé.

Santé, pollution, climat. État d’urgence sanitaire, état d’urgence climatique. Jamais ces questions n’ont été si intrinsèquement liées. Ne nous laissons pas envahir par l’apathie entretenu par l’état d’exception : l’heure est grave. Selon Michael Mann (le découvreur de la courbe des températures en J), les manifestations du dérèglement climatique sont plus précoces que ce que montrent les modèles (Le Monde, 23 septembre, p.8) : "le climat réel est probablement plus dynamique que ce que nos modèles climatiques simplifiés peuvent rendre compte, ce qui signifie que les impacts du réchauffement sont davantage susceptibles d’être plus importants que ce que les modèles ont prévu". Désormais, pour tenir compte de ce retard des modèles, il estime à 7,5% la baisse annuelle à obtenir à l’échelle planétaire jusqu’en 2030, ce qui signifie une baisse de l’ordre de 10% par an en France. Et malheureusement, il n’y a pas de négociation possible avec les paramètres physico-chimiques de l’emballement climatique.

La situation exige une profonde transformation de ces politiques publiques, la période 2020-2025 est le temps qui nous reste pour mettre en place les mesures qui nous préserveront d’un emballement irréversible du climat, et la plupart des solutions se situent à l’échelle locale. Sur la base de ce message, nous avons proposé aux candidats pour les élections municipales de s’engager sur les mesures concrètes rassemblées dans le Pacte pour la transition, qui rassemble au niveau national une soixantaine d’organisations environnementales. Voici le détail des mesures proposées aux candidats aux élections municipales de la Métropole, une récapitulation des exécutifs locaux engagés, les engagements des candidats à chacune des mesures étant publiés sur le site www.pacte-mel.eu. Enfin, le Baromètre de la transition est un dispositif national de monitorage de la mise en œuvre des mesures du Pacte dont nous sommes appelés à nous saisir.

A l’issue des élections, nous leur avons adressé une lettre ouverte leur demandant notamment, pour répondre à la défiance grandissante à leur égard, de faire un effort d’imagination sans précédent pour renouveler les formes de la démocratie locale, en commençant par prévoir un représentant citoyen pour chaque commission municipale. D’autres élus, à l’instar de Joe Spiegel, le maire de Kingersheim, y sont parvenus. Cet appel est passé inaperçu.

Nous le vérifions encore aujourd’hui : en l’absence de démarche de co-construction avec les citoyens, les politiques publiques sont aveugles, partisanes et souvent malfaisantes. Sans la sollicitation vigoureuse, sans l’exigence et la vigilance des citoyens, nous n’avons guère à espérer que du greenwashing, du faux-semblant. Exigeons une authentique démocratie participative et des mesures substantielles de sauvegarde de nos espaces de vie. Ne perdons pas une fois de trop l’occasion de changer la trajectoire actuelle vers l’abîme.

PNG - 426.8 ko

Dix ans après l’invitation de Stéphane Hessel à s’indigner (Indignez-vous !), la coordination du Pacte pour la transition dans les Hauts-de-France vous invite à venir exprimer une saine Colère ! (Eric la Blanche, Delachaux et Niestlé, septembre 2020) contre les politiques effondristes d’ores et déjà engagées et discuter des opérations à conduire solidairement. Ce sera le samedi 10 octobre, de 10h à 12h, dans des conditions qui restent à déterminer (compte tenu de l’"alerte renforcée" du département du Nord).

S’engager dans un groupe local

S’inscrire à la lettre d’information et ....

Pour suivre l’avancée d’un groupe local ou le rejoindre, inscrivez-vous à la liste de diffusion locale sur le site national

S’inscrire à un groupe local par le site national

23 JOURS
17 HEURES
54 MIN
8 SEC
avant les élections municipales

Citoyens inscrits au pacte France : 6000 Mel : 89
Mise à jour 3 février 2020

Groupes locaux France  : 2 457 sur 34 968 Mel : 26 sur 92
Mise à jour 20 février 2020

Listes contactées : 151
Mise à jour 11 mars 2020

Nombres de signatures 60 la liste
Nombres de mesures retenues : 1755 sur 2040 soit en moyenne 29 mesures sur 34
Niveau moyen Global : 61.39% le méthode est ici
Minimum 9% - Maximum 99%
Mise à jour 13 mars 2020 A 23H45

Métropole Européenne de Lille
60 signataires
94 non signataires
*31 Gauche
*54 Droite
*12 Sans étiquette


Hauts-de-france hors MEL 63 signataires
40 Autre Nord
20 Pas-de-Calais
3 Aisne


Hauts-de-france 1° tour 217 listes
11 Élu(e)s
46 Majorité
60 Opposition
68 Ballottage
29 Battu(e)s moins de 10 %